lundi 24 décembre 2012

[ Felicidad de Jean Molla ]


Auteur : Jean Molla
Genre : science-fiction
Edition Gallimard
Coll. Scripto
Année 2005
300 pages

Résumé 

A la demande du ministre de la Sûreté intérieure, le lieutenant Alexis Dekcked enquête sur une affaire de la plus haute importance. Des parumains, conçus pour servir les humains se sont révoltés et se sont enfuis dans les enclaves de Felicidad. 
Mon avis

Ne sachant comment vous résumer l'histoire sans vous dévoiler des clés, j'ai préféré vous mettre le résumé de la quatrième de couverture (cf. juste au-dessus). 

Tout d'abord, je commence par mon appréciation globale de l'histoire : j'ai vraiment adoré ce récit et je ne sais pas si on peut le qualifier de réécriture de Blade Runner de Philip K. Dick car l'histoire diffère quelque peu. Toutefois, dans la quatrième de couverture, il est quand même écrit que c'est un récit hommage au monde mis en place par Philip K. Dick : il y a des clins d’œil et des références très explicites (par exemple : La boîte s'appelle Ubik comme un titre de roman de Philip K. Dick). Ce n'est pas tout car le filon même de l'histoire m'y a fait penser : le détective Dekcked enquête sur les Delta 5, des parumains un peu spéciaux qui sont plus forts que les forces spéciales et qui n'ont pas de puce les contrôlant. 

Or cette société vit dans le contrôle incessant de la sphère politique sur leur vie. Les caméras y sont omniprésentes, le Président est nommé à vie et tout est sur l'apparence. Aussi, les parumains sont des êtres modifiés génétiquement pour remplacer la main d'oeuvre manquante. Mais cette société est très loin d'être parfaite car même si le bonheur est mentionné tout le temps, les citoyens ne sont pas heureux pour autant. Les parumains sont contrôlés et ne sont absolument pas libres, ils ont un couvre-feu et une puce qui contrôle leur humeur. Cette société est par certains côtés frappante de réalisme car, il existe des enclaves, ces lieux sans foi ni loi où les pauvres s'agglutinent. Ces enclaves m'ont rappelé les bidonvilles ou les camps en dehors des villes. 

Le roman en lui-même est attractif car même s'il est relativement dense par l'histoire, il est terriblement captivant et affreusement bouleversant. L'enquête du détective reste constante et atteint un point culminant sur la fin avec un dénouement que je n'ai pas du tout vu venir.

En bref, j'ai complètement adhéré à l'univers et me suis tellement lancée transporter dans l'enquête que je me suis fait avoir dans le bus et ai raté mon arrêt. Que dire de plus ? Tous les points positifs sont dits et je ne peux que vous enjoindre à le lire. J'avais adoré Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques de Philip K. Dick et ce livre hommage est tout aussi bien. Il y a une vraie réflexion sur le bonheur, la liberté et le devoir de citoyenneté. Sans vous donner d'ordre, vous ne serez pas déçus par ce récit. 

Si vous l'avez lu, je serais contente de connaître votre avis

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